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L'industrie automobile japonaise à l'arrêt après le séisme

Zinzin
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Message par Zinzin le Mer 16 Mar - 7:44

L'industrie automobile japonaise à l'arrêt après le séisme 2289725141

Cinq jours après le séisme et le tsunami qui ont frappé le Japon, les entreprises nippones dressent le bilan des dégâts qu'elles ont subis. L'industrie automobile japonaise, la deuxième au monde, très présente dans l'archipel, n'y a pas échappé et les constructeurs ont tous suspendu leur production.


Les constructeurs sont différemment touchés par le séisme. Pour Mazda, Mitsubishi, Subaru et Suzuki, les usines sont à l'arrêt bien qu'elles ne soient pas frappées directement par le séisme car situées loin de l'épicentre. Ces mesures visent à vérifier le bon fonctionnement de l'outil industriel, soutenir les efforts du Gouvernement visant à économiser l'électricité pour éviter un black-out et garantir la sécurité du personnel.
Face à cette situation préoccupante, les constructeurs japonais participent à la solidarité nationale. Mazda va faire un don de 30 millions de yens (environ 300 000€) et Nissan a décidé de débloquer une aide de 300 millions de yens (environ 3 millions d'euros) et de mettre à disposition 1 000 groupes électrogènes et 5 000 cartouches de gaz à usage domestique pour ces groupes.

- Honda : toutes les activités de production des usines de Sayama, Ogawa, Tochigi, et Hamamatsu sont suspendues jusqu'à nouvel avis. Le site de Suzuka qui fabrique tous les modèles hybrides de la marque pour le monde entier et donc la France (Jazz hybrid, Insight et CR-Z) est également à l'arrêt jusqu'à une date indéterminée. Seule l'usine de Kuamoto doit redémarrer le 21 mars. Le modèle Accord commercialisé en Europe est également assemblé au Japon tandis que les autres modèles (Jazz, Civic, CR-V) sont fabriqués sur le Vieux Continent.

- Mazda : Situés à 1 000km au sud-ouest de la zone du séisme, le siège social et les usines d'assemblage ne sont pas affectés mais la production est suspendue dans ses sites d'Hiroshima et Hofu jusqu'à demain.

- Mitsubishi : la marque aux trois diamants n'est pas affectée directement mais les trois sites de production sont à l'arrêt jusqu'à aujourd'hui.

- Nissan et Infiniti : Pour le constructeur qui produit 22% de ses véhicules au Japon, "Il n'y a aucune usine Nissan (au Japon) qui fonctionne aujourd'hui. Elles sont toutes arrêtées", a indiqué M. Ghosn. Le partenaire de Renault a donc choisi de stopper la production de ses sites de Tochigi et Iwaki jusqu'au 18 mars tandis que ceux d'Oppama où est assemblée la voiture électrique Leaf, élue voiture de l'année, Kyushu, Shatai et Yokohama le seront jusqu'au 16 mars. Le tsunami a par ailleurs détruit au moins 2 300 véhicules des marques Nissan et Infiniti, qui devaient être livrés aux Etats-Unis et au Japon.

- Subaru : l'usine de Gunma est à l'arrêt jusqu'à aujourd'hui.

- Suzuki : non touchées par le séisme, les six usines ont tout de même suspendu leurs activités. Seuls trois modèles vendus en France sont assemblés au Japon : Grand Vitara, Jimny et Swift 4x4.

- Toyota : pour le premier constructeur automobile mondial qui fabrique environ 40% de ses voitures au Japon, la production est suspendue jusqu'au 16 mars ce qui devrait entraîner une perte de 40 000 véhicules. Quatre usines, situées dans la zone du séisme sont particulièrement touchées : Iwaté (qui produit le nouveau modèle Verso-S y compris pour l'Europe), Miyagi, Hokkaido et Tohoku. Les modèles hybrides (Auris HSD et Prius) sont produits dans une zone non touchée. L'usine de Valenciennes qui fabrique les Yaris pour l'Europe n'est bien évidemment pas affectée.

L'organisation de l'industrie nippone qui repose sur le flux-tendu et évite l'accumulation de stocks aura été salutaire en empêchant la destruction de véhicules. Pourtant, cette organisation pourrait lui être préjudiciable puisque tant que l'un des sous-traitants ou fournisseurs sera à l'arrêt, le constructeur dont ils dépendent ne pourra pas redémarrer sa production. C'est ce qu'a souligné hier soir sur TF1 Carlos Ghosn : "Notre meilleur espoir est de voir ces usines commencer à produire dans deux ou trois jours mais pas pour très longtemps parce que notre réseau de fournisseurs est vraiment dévasté". Néanmoins, une fois la situation revenue à la normale, la production devrait repartir rapidement. Par ailleurs, les exportations pourront reprendre uniquement quand le réseau routier et les infrastructures portuaires seront à nouveau opérationnels.
Des retards de livraison concernant les modèles fabriqués au Japon et vendus en Europe sont donc à prévoir bien qu'ils soient difficiles à déterminer. Les constructeurs se veulent rassurants et affirment qu'ils devraient être limités. Grâce à sa flexibilité et à sa réactivité, l'industrie automobile japonaise a les moyens de se relever rapidement. Cité par l'AFP, Bertrand Rakoto, analyste pour le cabinet spécialisé RL Polk, estime même faible le risque que l'industrie automobile japonaise, en repos forcé actuellement, se voit ravir des parts de marché.

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